par Laurent Costamagna | 29 Sep 2021
C’est la Force structurante, absolue, qui s’impose d’elle-même, comme le Soleil.
Le Féminin Sacré est en permanent changement, il peut prendre diverses teintes, il n’est pas corruptible mais peut être caché, son apparition dépend des circonstances.
Tandis que le Masculin Sacré s’impose par la simple affirmation, il est incorruptible comme l’or, il est, point, il ne peut être bridé ou retenu, et lorsqu’il s’impose il semble venir de toutes parts, sans cause.
Il est structurant parce qu’il protège, là où il est rien ne peut venir de mauvais.
Le Féminin Sacré enlève ce qui est mauvais, libère, guérit, tandis que le Masculin Sacré ajoute toujours quelque chose, il est créateur.
Tout ce qui a été fait de grand et durable dans ce monde l’a été fait par lui.
Le Masculin profane, lui, brusque, violente. C’est une force dure et obscure, il s’impose aveuglément sans tenir compte du reste, tandis que le Masculin Sacré, qui est lumière et intelligence, tient compte malgré sa Force des circonstances.
Notre monde néo-libéral, ayant rejeté le sacré, met très en avant le Masculin profane : les hommes sont (en général) opaques, (un peu) stupides, bornés, les femmes (en général) sont dures et bloquées comme de la vieille ferraille. Elles ont fait la double erreur de : 1. renier leur part sacrée, qui n’est ni dure ni cassante, 2. d’aller vers le masculin dans ce qu’il a de moins intéressant, et d’en devenir une caricature. Quand aux hommes, le masculin désacralisé les rend égotiques au possible, s’offusquant pour rien, sans grandeur, pleins de calculs ridicules.
Il n’y a dans l’ensemble que très peu de Lumière dans les auras.
Le Masculin Sacré ne garde rien pour lui, il s’étend infiniment au-delà de lui-même, comme les rayons du soleil.
Comment revenir à ce sacré ? Je conseillerait aux jeunes d’en revenir aux classiques, à Homère, Socrates, aux Evangiles, à la Bagavat Gita… Car ces textes justement sont pleins de ce Masculin Sacré, pleins de Force et d’Intelligence, vivantes, ce sont de très bonnes ressources pour affronter la vie.
Faire un travail qu’on aime, avoir une discipline saine, imposer sa Bonté dans le monde, malgré sa violence et sa noirceur, tout cela génère du Masculin Sacré.
par Laurent Costamagna | 29 Sep 2021
J’ai pu observer une personne présentant un cas assez grave de psoriasis, une connaissance d’Argentine. L’homme est un vétéran de la guerre des Malouines, aujourd’hui âgé de près de 60 ans. A l’époque où il a été mobilisé, il devait en avoir autour de 18.
L’enjeu était donc l’archipel des dites îles_ appelées ainsi en référence aux marins commerçants de Saint-Malo qui au dix-huitième siècle avaient coutume d’y faire relâche._ Îles d’importance stratégique remarquable car donnant sur le pétrole de l’Antarctique, mais ce n’est pas le sujet ici.
Les conditions étaient terribles pour les jeunes recrues : l’armée anglaise était une armée de métier beaucoup mieux équipée, disposant de Kits de vision nocturnes, d’armes très longues portées… Ils vivaient dans la crainte d’être égorgés la nuit, par les fameux Gurkhas, les unités népalaises de l’armée anglaise, ou mitraillés dans leurs dortoirs. On imagine la trouille…
Ce jeune homme à l’époque assista à la mort en direct d’un de ses amis, qui sauta sur une mine anti-char; il rassembla les morceaux et les rapporta dans un seau.
Je raconte tout cela pour donner une idée du stress qui a dû se générer en lui. Il m’a dit un jour : «J’ai de la chance de ne pas être devenu fou comme d’autres, de ne pas m’être suicidé, ou de ne pas frapper ma femme…».
J’ai pu l’observer au niveau subtil, j’y ai vu une surcharge de feu hallucinante, comme une machine folle en flammes tressautant à l’intérieur de lui. Ce feu remontant à la surface par période très probablement déclenche les crises cutanées.
Pourquoi ce feu remonte-t-il par la peau et pas par un autre organe ? Peut-être pour se mortifier symboliquement, comme des stigmates, se blesser par compassion pour son ami.
En tous cas la solution pour désamorcer ce stress énergétiquement serait de «rentrer dedans» avec la conscience, rentrer dans cette dynamique folle, et d’expulser la surcharge.
Je ne lui ai pas proposé d’essayer à l’époque car je commençais à peine à pratiquer, mais franchement je pense que cela demande des reins assez solides, d’être extrêmement centré.
Pour désamorcer une dynamique traumatique aussi forte, comme certains le savent sans doute, le thérapeute doit ré-éprouver en partie le vécu qu’elle contient, avant de la faire partir. Au moins de manière émotionnelle ou énergétique, si ce n’est visuelle.
On voit bien que l’énergétique n’est pas toujours une affaire de petite fille, qu’il faut parfois une force de caractère énorme, et des assises morales très très fortes.
par Laurent Costamagna | 29 Sep 2021
C’est un petit texte plus évocatoire qu’autre chose, mais c’est un sujet qui me tient assez à cœur car j’ai toujours détesté comment notre société progresisto-libérale s’approprie la sexualité, je pense que c’est le moment ou jamais de revenir à quelque chose de plus spirituel. Le karma de la sexualité est vraiment très affecté aujourd’hui et cela est la cause de beaucoup de problèmes.
Il n’y a rien de plus épique, rien de plus aventurier, à mon avis que le Tantra tel que je le conçois.
C’est tout sauf ce truc froid et processionnel qu’on pourrait pratiquer avec la ou le premièr(e) venu(e), très à la mode ces temps-ci apparemment…
Il y faut, comme en Alchimie, du feu et de l’eau. C’est-à-dire du désir (dans sa forme la plus pure ; énergie primordiale_ pas juste projection fascinée) et de l’amour. Du moins cette tendresse, comme un mince filet d’eau, qui se crée parfois jusque dans deux amants d’une seule nuit.
Le Feu permettra la destruction-transmutation, et l’eau, comme de nature, la dissolution.
Le ou la partenaire idéal(e) est celui/celle que vous désirez au-delà même du physique, qui provoque en vous ce tressaillement étrange, cette impulsion de dragon de feu qui vous pousse depuis le centre, malgré vous_ bien navrants ceux qui ne l’ont pas connue.
C’est ce feu qu’il faudra porter dans l’autre, pour y briser les fixations les plus coriaces, puis l’eau, la tendresse, jusqu’au fond, pour y résoudre les plus douloureux traumatismes.
C’est un travail de profondeur semblable à celui du Capricorne, d’Hercule pénétrant dans les entrailles de la Terre pour y libérer Prométhée, le feu divin piégé.
Cela se fait, d’abord, lentement.
Cette lenteur permet d’augmenter la Puissance et d’entrer dans les strates de l’autre, ses mémoires.
C’est un véritable voyage à travers les âges, jusqu’à l’Origine, à travers les souffrances de l’autre, pour y libérer les trésors.
Cela peut d’ailleurs se faire avec n’importe quelle partie du corps_ un baiser peut être tantrique.
Lors le feu parvenant à son maximum d’intensité, il peut être utile de le déchaîner tel une série de séismes, avec maîtrise néanmoins, jusqu’à ce que l’autre, vaincu, libère enfin ses plus profonds trésors, comme des sources pures profondes.
Quoi de plus thérapeutique en somme ?
Vous comprenez pourquoi il y faut de l’amour…
par Laurent Costamagna | 29 Sep 2021
Je suis comme beaucoup un amateur du Tarot de Marseille, que j’utilise un peu pour tout, pas seulement pour des questions thérapeutiques.
Je ne l’emploie pas tellement dans le cadre professionnel, plutôt amical ! Je tiens beaucoup à sa dimension mystérieuse et ludique.
Origines alchimiques
Apparemment, les 22 Arcanes du Marseille représenteraient les étapes du Grand-Oeuvre alchimique, c’est à dire, en tous cas pour l’alchimiste de laboratoire, tout le Cheminement d’une matière brute et pleine d’impuretés (l’antimoine) jusqu’à l’état de Pierre philosophale_ laquelle représente, en quelque sorte, le niveau maximal d’énergie possible matérialisée,_ objet transmutatoire par excellence, au visionnage stimulant duquel de nombreux métaux se changent en or.
Par l’exemple, l’Arcane de l’Etoile correspond à une étape appelée la Fixation, durant laquelle les parties impures du composé se fixent, coagulent, jusqu’à se fissurer en formant ce que les Alchimistes appellent «l’Etoile des Sages» . D’un point de vue psycho-émotionnel, cela symbolise la fin d’une période difficile; l’Etoile, la fissure, annonçant qu’on touche au terme d’une traversée dans l’obscurité.
La Lune correspond à une étape appelée l’Ablution, pendant laquelle le composé est soumis à un feu assez doux, qui le fait prendre plein de teintes successives, rappelant les reflets de la Lune. C’est une carte très féminine, correspondant souvent aux grandes transformations profondes qui ont lieu chez la femme, en général avant de s’ouvrir au Sacré, ces basculements du Soi précédés de longs atermoiements, d’incertitudes.
En pratique
Lors d’un tirage (je travaille avec toutes les Arcanes du Jeu, pas seulement les Majeures), je ne fais pas une lecture «sèche» et stricte des cartes elles-mêmes, j’ai plutôt des «flash-images» qui m’en expriment la signification, me mettant en lien avec l’énergie de la personne. Les cartes ne sont en un sens qu’un support. L’important est le message qu’elles renferment, chacune d’elle étant comme un mot d’une seule et même phrase.
Je pense que chacune des Cartes a une vibration particulière et que la personne, inconsciemment, va sans trop le savoir directement vers celles dont elle a besoin sur le moment.
Plusieurs tirages successifs peuvent se faire sur la même question, approfondissant chaque fois l’information, un peu comme une enquête ou la résolution d’une énigme.
Parfois, le Tarot, sur une question, ne parle plus, il a dit tout ce qu’il avait à dire, «il sèche». C’est à la personne d’approfondir en allant chercher les réponses en elle-même, ou d’expérimenter en se confrontant au Réel, les réponses venant de cet immense livre qu’est le Monde.
Un outil assez ludique (pour moi pas tant professionnel)
J’adore cet imaginaire tiré de la Renaissance, je pense qu’il nous parle à tous, qui exprime ce que nous sommes profondément.
Je m’en suis énormément servi pour moi-même, cela m’a vraiment servi à donner du Sens à des situations parfois extrêmement complexes, douloureuses, à en déceler une sortie.
Les Tarots gardent toujours pour moi une teinte mystérieuse, que je suis parfois un peu en mal d’expliquer… C’est souvent comme une rencontre directe et brusque avec le Divin.
par Laurent Costamagna | 29 Sep 2021
Le Féminin sacré est une force cosmique, omniprésente, pas seulement chez les femmes. Il traverse les montagnes, les rivières ; souvent les lieux de culte en sont remplis
D’aspect translucide pour les clairvoyants, rayonnant, il est «l’eau spirituelle» _le masculin sacré étant le Feu solaire_, ce qui lave, enlève toute souffrance.
Lorsqu’une femme s’éveille à cette force, cela se voit dans son aura, c’est comme un torrent qui la traverse de la fontanelle jusqu’au périnée, puis se répand partout : elle en devient une émanation de la Terre, une continuité de ses réseaux telluriques.
Pour qu’il se libère, il faut défaire, libérer ce qui bloque, stagne, les forces d’inertie de l’égoïsme.
Je pense que le destin de toute femme est de s’unir à lui, et de diffuser tous sens.
Une femme l’ayant ouvert en elle le «répand» de manière inconsciente, se présence devient salutaire, absolue.
Paradoxalement, les femmes l’exprimant totalement ont souvent une forte dimension masculine : Le masculin et féminin sacrés se complètent et cohabitent, l’un permet l’autre, tandis que sur des plans plus bas, les forces féminines et masculines auraient tendance à s’opposer.
L’homme évidemment peut et aussi le cultiver en lui-même.
par Laurent Costamagna | 29 Sep 2021
Il est étonnant de voir à quel point les femmes bien souvent comprennent mal ce phénomène, et s’en protègent alors que c’est peut-être un des processus les plus puissants et précieux que la Nature leur ai donné.
Je ne vais pas parler ici de la dimension biologique du phénomène (expulsion de la muqueuse utérine et des ovules), mais vraiment énergétique.
Kesaco, donc ?
En fait les règles sont un phénomène d’expulsion par le feu énergétique des mémoires présentes dans leur appareil génital.
Pour les clairvoyants, ce feu est couleur rouge (rouge-sale précisément, car il se charge de toxines). C’est en fait le feu de la Kundalini qui, émanant et montant du chakra racine (lequel est relié à l’énergie terrestre, le «magma» du corps_ comme on le sait nos corps subtils sont des microcosmes exprimant des macrocosmes), pousse à travers les ovaires, les trompes et le vagin pour expulser les charges énergétiques qui s’y trouvent.
C’est ce feu qui par les alchimistes traditionnels est appelé «feu secret des sages», «secret» car il a pour foyer les profondeurs du corps énergétique, et «des sages» car son éveil volontaire (le fameux «éveil de la Kundalini» que cherchent parfois les yogis), peut se révéler très périlleux.
C’est aussi ce feu, qui, simplement, «chauffe» le corps et y maintient la vie, et qui selon où il se glisse, comme un serpent (d’où son autre nom «Feu-serpent») a une fonction particulière. Par exemple le feu digestif dans l’estomac, le feu de la passion dans le cœur, le feu dissolvant dans le foie (la «bile noire»).
Fonction symbolique
Comme on le sait également, chaque organe n’a pas seulement sa fonction biologique, mais également sa fonction symbolique, émotionnelle, énergétique… Or la fonction énergétique de l’appareil génital de la femme est je dirais d’intégrer le Réel, de l’incorporer pour le recréer avec sa sensibilité, d’offrir d’autres «possibilités».
Voilà pourquoi les femmes sont si douées pour créer des ambiances, des contextes, des rencontres… Elles génèrent des environnements qu’elles ont d’abord conçu en elles-mêmes, des conditions du futur. Elles permettent souvent à l’homme de réaliser ce qu’il ne parvient pas à achever par excès de Yang, qui tolère mal les transformations lentes.
Un grand nettoyage
Or donc il est impressionnant de voir ce qu’il peut se loger de vécu, d’expérience, de sensations, dans le bas-ventre de la femme. En fait chaque partie «creuse» du corps (les articulations en faisant partie), contient un grand potentiel de mémoires.
Donc lorsque tout ce vécu pendant les règles se dévide, est poussé est brûlé par le feu jusqu’en dehors, comme un magma qui arrache tout. C’est le même feu que celui qui génère le désir, ce qui explique pourquoi les femmes pendant les règles sont particulièrement ardentes.
Pour les clairvoyants, donc, ces mémoires se visualisent souvent comme des eaux troubles ou noires; en fait ce sont surtout leur aspect négatif, le positif de l’expérience étant complètement intégré à la femme elle-même. Le négatif stagnant à l’entrée un peu comme dans un sas. Ces mémoires négatives peuvent venir d’expériences un peu malsaines de travail, de voyages, de rencontres, d’atmosphères éprouvées, de relations…
Et un grand renouvellement
Or pour que la femme puisse «intégrer» de nouvelles expériences il faut «qu’un peu de ménage se fasse», le feu sacré jouant le rôle de décapant. Les règles sont donc un processus extrêmement salutaire, qui explique souvent pourquoi les femmes sont bien souvent plus disposées à «changer», que les hommes, à évoluer, tout leur être intérieur étant en permanent renouvellement.
Ce qui explique aussi pourquoi, par exemple, d’une relation à l’autre, une femme a besoin de tant «de temps», (qui parfois pour l’homme paraît une éternité), pour recréer en elle de l’espace et vivre une nouvelle passion.
Les douleurs des femmes viennent parfois de la quantité de ces mémoires, ou plutôt de leur densité. La pression exercé par le feu fait donc l’effet d’un ballon d’eau trop gonflé, provoquant la douleur. Cela peut venir également de systèmes de défenses générés inconsciemment par la femme pour se protéger de situations, relations et atmosphères qui la gênent. Systèmes qui ne veulent pas lâcher et font l’effet d’une serrure qui se resserre, s’auto-bloque.
Modestes conseils
Je recommande donc aux femmes qui ont des règles douloureuses d’abord de ne pas les empêcher par la voie médicamenteuse (j’ose à peine en imaginer les effets psychologiques au vu de ce que nous venons de dire), et même d’éviter les anti-douleurs : la douleur est transformation, et empêcher la douleur c’est empêcher cette dernière.
Je recommande plutôt les auto-massages au niveau des ovaires, (mouvement en cercles), pour aider les mémoires sombres et le feu à sortir, le magnétisme (reiki ou autre_ un fluide plutôt yin et apaisant) et surtout l’introspection. Que la femme «plonge» en elle même, dans les profondeurs de son corps comme à l’intérieur de la mer, pour «comprendre», visualiser ce qui fait si mal et bloque. On sait que tout nœud karmique, une fois visualisé et «exploré» jusqu’au centre, se défait beaucoup plus facilement.
Cette époque harassante et pleine de sollicitations idiotes laisse peu de temps au femmes pour faire ces travaux d’introspection et c’est bien dommage, car le monde en a plus que jamais besoin.
La condition ultime pour vivre au mieux ce processus étant pour la femme de se relier au sacré, via la religion, la contemplation de la Nature, la respiration, la méditation… Ce sacré qui, dans notre culture représenté par la Vierge, énergie cosmique et universelle, nettoie tout et enlève toute les douleurs.
Commentaires récents