Savoir interpréter les signes

Savoir interpréter les signes

Comme beaucoup, je pense qu’il est des êtres qui veillent sur notre Destin, nous protègent autant qu’ils peuvent, nous aident parfois, et tentent de temps à autres de communiquer avec nous…

Ils peuvent communiquer de manière directe, franche, sous forme de visions, de phrases… Mais la plupart du temps, ils utilisent des moyens « contournés », notre conscience étant encore trop hermétique à cette communication directe.

On parle de synchronicités… Je pense que Pierre Jovanovic, dans son travail sur les Anges gardiens, a très bien abordé la chose.

Mais parfois, les signes ne sont pas si évidents, si clairs, en fait il s’agit de ne pas les prendre toujours au premier degré.

Un exemple assez parlant

Pour m’expliquer, je vais donner un très bon exemple :

Une dame était venue me voir, souffrant notamment de problèmes de sommeil. Il m’a semblé que la raison, pour faire court, était que ses Guides essayaient de communiquer avec elle la nuit, qu’elle était un potentiel « canal ». Et qu’il fallait, pour rétablir l’harmonie, qu’elle s’exerce en journée à établir cette communication. Je la vis deux fois, mais je n’eus pas l’impression qu’elle mis cela véritablement en pratique, en « jouant le jeu ».

Toujours est-il que plus tard il lui arriva des événements un peu étranges et apparemment négatifs : une personne furieuse vint l’agresser verbalement sans raison dans la rue, un vélo la heurta, les démarches diverses qu’elles entreprenaient n’aboutirent pas… Apparemment, elle prit la chose au premier degré, et paniqua un peu. Elle eut un sommeil encore plus difficile, des douleurs accentuées, etc.

On voit bien qu’elle était alors dans ce qu’on appelle un passage : la nature profonde de son énergie changeait. Pour moi, ces fous furieux qui la heurtèrent n’étaient autres que des messages rudes, des injonctions venus du Ciel à se mettre au boulot, à exercer ses facultés psychiques. Car les Anges (ou les Guides) ne sont pas toujours gentils dans leur manière de communiquer, en général ça commence soft, et si on ne comprend pas, c’est la claque dans la gueule…

 Car ils sont garants et responsables de nos missions de vies, ils ne sont pas là juste pour nous faire plaisir, tout se joue dans le cadre de plus vastes desseins. Ils peuvent nous aider et nous protéger, mais si on ne suit pas les Chemins qu’ils nous tracent dans le visible ou l’invisible, ils ne peuvent plus faire grand chose.

C’est vraiment la marque du Déclin de l’Occident : une opacité entêté à tout ce qui nous entoure et nous dépasse, un culte absolu du confort personnel…

Pour ce qui est du fait que les démarches de cette dame n’aboutissaient pas, cela, à mon sens, survient lorsque l’on doit changer quelque chose d’important dans nos mécanismes, dans nos fonctionnements, dans notre manière totale de nous relier au monde… La Vie nous dit : « Non, ça, ça marche plus, renouvelle tes bases, pas la peine d’insister. » Ça peut être, par exemple, de changer la manière de prendre ses décisions : au lieu de prendre systématiquement conseil auprès des autres, de se recentrer corporellement, avec une bonne posture et une bonne respiration, le corps étant l’arc de l’esprit.

Pour ce qui est des douleurs et de l’intensification des problèmes, c’est le corps qui nous presse : soit on se met au boulot, soit on souffre encore plus… C’est comme l’épreuve du mur de feu qui avance sur nous : soit on le traverse, soit on finit carbonisé. Cela peut paraître brutal à certains, mais c’est pourtant ça, la vraie vie.

Comment communiquent-ils ?

 Leur moyens de communiquer sont en réalité illimités, ils disposent de la réalité qui nous entoure et peuvent s’en servir comme tels, parfois avec une certaine malice… Mais il faut comprendre leur langage. Comme des enfants, ils aiment bien jouer aux devinettes ! Pourquoi ce langage particulier, imagé ? Évidemment, pour parler au cœur ! Comme Jésus dans ses Parabole ! Pour casser cette propension de l’homme à tout vouloir classer tout de suite, dans le périmètres de ses connaissances.

Évidemment, il y a bien d’autres types de signes, plus sympas… Tout ne se réduit pas aux heures miroirs. Je pense que quand on a affaire à un signe, on sent quelque chose de physique, comme un impact de lumière. Ça nous saisit.

Une fois, j’allais à un genre d’évènement-conférence aux abords de Montpellier, je ressentais un tract et un enthousiasme particuliers. Je vis au bords d’un chemin une petite couleuvre grise filer entre les herbes, et j’eus au même moment comme un choc lumineux au cœur. J’eus le sentiment que j’allais y faire une, ou des rencontres importantes et essentielles à mon Destin. Le serpent est un symbole extrêmement vaste, en l’occurrence c’était pour moi celui qui traverse une cloison, qui se glisse pour créer un lien entre deux mondes, deux environnements à priori séparés.

En effet, les animaux semblent souvent jouer le rôle de messagers, c’est pour ça qu’on parle de langues des Oiseaux, par exemple. Mais évidement, il faut se garder d’être systématique dans sa lecture de ce genre de choses.

Les gens incrédules diront que le signe n’est perçu comme tel que parce qu’on a, à un moment donné, l’état d’esprit qui le recherche, et qu’on y voit une confirmation de quelque chose ! Par exemple, je suis dans une situation laborieuse que j’aimerais voir terminer sous peu, et je vois une fissure dans un mur, qui va se révéler être le reflet de ce souhait !

Certes, on peut voir la chose comme cela également. De toutes façons, ce sont des conventions entre soi et soi. Ce n’est pas une science exacte et définitive.

Mais je m’adresse ici à ceux qui « y croient » , du moins à ceux qui fonctionnent avec ce genre de choses.

L’idée de cet article est qu’il ne faut pas interpréter trop vite un signe, au pied de la lettre. Ce n’est parfois que le début d’un message, comme un mot est le début d’une phrase. Si l’on voit des têtes de mort partout, ce n’est pas forcément qu’on va mourir sous peu, c’est par exemple qu’il faut, pour avancer, faire le deuil définitif d’une manière de fonctionner, d’être. C’est initiatique.

La méthode !

Donc, quelle est la méthode, à mon sens, et s’il en est, pour interpréter un signe ?

Voici celle que je propose : on s’assoit 5 minutes, en silence, en faisant quelques respirations profondes, le dos bien droit. On place, en imagination, le signe devant soit, qu’il soit un événement, une personne, un objet… On tente de maintenir l’image ainsi, et puis on « demande » au signe de continuer son message. Normalement on devrait le voir changer de forme, exprimer autre chose, comme s’il n’était donc qu’un mot en précédant d’autres, en contenant d’autres.

On peut appliquer cette méthode à la plupart des questions qui nous turlupinent, normalement on finit par obtenir des réponses.

En général, pour moi, la réponse finit par venir, soudaine et totale comme une lancéole de lumière, évidente.

Les Uns et les Autres

Les Uns et les Autres

Un de mes professeurs, illustre personnage (pas dans le domaine des thérapies, mais peu importe), était connu pour son mauvais caractère. Il détestait toute forme de médiocrité, _spéculant peut-être un peu trop sur le genre humain !_, voulant amener chacun à ce qu’il pouvait générer de mieux, et répétait tout le temps : « On peut ce qu’on veut ! En toutes circonstances ! » Il avait un ami jeune, lequel, avant de mourir d’une maladie dégénérative, lui dit un jour : « Écoute, tu n’empêcheras pas qu’il y ait les uns et les autres ! »

Aujourd’hui, après deux an et demi d’activité, je pense la même chose. J’ai vu des « uns » et j’ai vu des « autres ». Ceux qui comprennent et ceux qui ne comprennent pas. Ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. C’est comme ça. Parfois un des « autres » passe du côte des « uns », mais c’est impossible à déterminer d’avance.

Et qu’on ne me dise pas : « Ne juge pas ! Gnagnagna ! … » Il y a sans doute de bonnes raisons, mais c’est comme ça ! C’est un constat de lucidité qu’il faut pouvoir faire, d’abord pour se protéger, et ensuite adopter l’attitude adéquate.

Normalement, la compréhension juste mène à la pratique juste, et inversement.

Après, malgré tout, il y a ceux qui comprennent mais ne mettent pas en pratique. Ils saisissent le sens de ce qu’on peut dire ; et ce n’est pas une compréhension uniquement intellectuelle, bien sûr. Mais ils n’appliquent pas vraiment ce que je leur préconise, quelque chose les bloque, ils trouvent des excuses. Ils font les choses à moitié, pas concrètement, bancales… Et donc ne progressent pas.

Il y a ceux qui ont de la bonne volonté mais ne comprennent pas le sens profond des choses. Parfois ils voient des dizaines et des dizaines de thérapeutes, dépensant un argent fou. Ils sont très sur les apparences : « Oh, un tel, il a vraiment de très belles pierres dans son cabinet… Il cultive la joie et la bienveillance… », mais jamais ils ne vont ancrer une pratique donnée sur la durée, ils n’en comprennent pas la nécessité. Ils sont encore dans la pensée du supermarché : « Alors aujourd’hui je choisis le pack rouge, demain le pack bleu… ». Normalement, sur une problématique sérieuse et profonde, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de voir plus de 2, 3 thérapeutes à la fois ! Et ces thérapeutes ne pourront jamais faire plus de 30% du travail (c’est déjà beaucoup), toutes disciplines confondues !

La difficulté est bien sûr de trouver la pratique, la discipline adaptée à chaque problème.

Parfois je passe une demi heure, une heure quelque fois, gratuitement, à expliquer des notions à la personne, pour m’apercevoir que ça n’a servi à rien. C’est le constat éternel qu’on peut faire… Bien sûr, parfois, il s’agit de changer sa propre méthode de travail, sans doute ! Mais il faut bien distinguer ce qui nous appartient de ce qui ne nous appartient pas.

Quelques exemples encourageants

Je vais citer quelques exemples positifs, tout de même, sans donner trop de détails :

_Une jeune femme était venue me voir, très isolée, sans parents, et souffrant de problèmes psychiques importants. Elle semblait tout de même conserver, à l’intérieur de son désarroi, une assez grande lucidité. Elle ne sortait plus de chez elle depuis des mois, ne se lavait presque plus…

A l’issue de la séance, le lui donnai quelques prompts conseils pratiques à appliquer sans attendre. Je devais la revoir quelques mois plus tard. Elle me rappela peu avant la séance pour me dire qu’elle avait tout appliqué et que cela avait marché.

_Un sportif de haut niveau vint me voir pour des problèmes qui se répétaient de manière inexpliquée. En travaillant sur lui j’en compris la cause et lui donnai de même quelques conseils qu’il prit à son compte. Il y avait beaucoup de responsabilités sur ses épaules, c’était un sportif de niveau national, beaucoup d’enjeux financiers. En deux semaines la situation fut rétablie. Il ne négocia pas avec lui-même, comme tant de personnes. Il fit et comprit.

_Une jeune femme venant des pays de l’Est avait de gros problèmes inflammatoires à l’abdomen. Je lui donnai plusieurs exercices à pratiquer quotidiennement (respiration, visualisation des énergies…), ce qu’elle fit avec patience et observation, et après 4, 5 séances, la situation fut grandement améliorée.

Car il faut bien comprendre que ce qui marche, c’est le travail du thérapeute plus celui de la personne au quotidien, c’est évidemment la symbiose des deux. Et dire qu’il y a des personnes qui ne sont même pas capables de comprendre ça !

Pas le choix

Or, remarque intéressante, les personnes que je viens d’évoquer n’ont pas complètent grandi en France, du moins en France métropolitaine. Elles viennent d’environnement où les gens ont conservé pas mal de valeurs traditionnelles. « L’esprit du supermarché », ce mode de pensée qui nous détruit comme un acide lent, ne les a pas complètement imprégnés, peut-être… Je ne dis pas que c’est toujours comme ça, bien sûr… Ils avaient compris qu’ils n’avaient pas le choix, qu’il fallait qu’ils s’en sortissent. Sans peur, et sans se satisfaire de fausses solutions édulcorées, qui ne font que noyer le problème.

Car parfois les solutions sont difficiles à envisager, elles violentent notre propre sagesse. Il faut accepter de détruire certaines croyances (matérialisme, ou à l’inverse spiritualité au sucre ajouté, etc.), pour entrer dans le vif de la réalité, aussi abrupte et violente soit-elle.

Quand on me parle de « l’enfant intérieur », je demande : « Lequel ? ». L’enfant gâté, qui refuse de sortir du cadre bienveillant de ses croyances confortables comme des sofas ? Qui veut tout tout de suite, ne comprenant pas que toute chose en ce monde a ses temps et ses processus ? Qui refuse de voir le monde tel qu’il est, avec ses subtilités, ses profondeurs, ses mystères, ses impossibilités et ses issues ? Ou alors l’enfant naturellement relié aux Anges, qui n’a pas peur d’aller vers ce qu’il ne connaît pas, et qui sait que derrière tout problème, une solution, quelque part, se crée.

Pourquoi traverser sa peur ?

Pourquoi traverser sa peur ?

Je me souviens, il y a peu, lors d’une sortie spéléo, le moniteur nous avait demandé de suivre une galerie très étroite en rampant pour déboucher sur une salle particulière.

Au bout de quelques mètres, l’espace se resserrait à tel point que je ne pus plus maintenir le regard vers l’avant, ma lampe frontale plongeant dans la boue. Je fus pris alors d’un coup de panique, craignant de rester coincé, et me reculai pour faire demi-tour.

Le moniteur me dit : « C’est dommage, la salle était vraiment sympa de l’autre côté ! ». Cette anecdote sans trop d’importance me parut intéressante d’un point de vue symbolique, une métaphore de ce qui peut arriver au gré de nos chemins « d’évolutions intérieures ».

La peur comme processus d’évolution naturel

Beaucoup de personnes qui viennent me voir, à un moment donné du travail thérapeutique, « prennent peur », et se bloquent. Il y a, semble-t-il, une idée générale et sous-jacente selon laquelle tout dans notre évolution devrait être simple et fluide, que tout devrait se faire sans à-coups. Les pages FB abondent en phrases fort flatteuses, qui agissent comme des narcotiques, et nous empêchent de passer à un autre niveau de travail. Le mot « mièvre », s’applique parfaitement à tout cela.

Or, quand on regarde la Nature, justement, on voit qu’elle est parsemée d’à-coups, de ruptures brutales. Tout ne semble pas aller de soi, en fait. Les incendies, les orages, les diverses catastrophes sont parfois les moyens pour l’écosystème de retrouver un nouvel équilibre, une nouvelle harmonie.

En fait, et c’est ce que j’ai découvert en devenant clairvoyant, notre personnalité est faite de structures, de constructions. Ce n’est pas juste virtuel ou métaphorique, ce sont des structures vibratoires, pas visibles mais qui existent malgré tout. Elles se sont construites inconsciemment au travers de notre éducation et des habitudes que nous avons prises.

Or, si l’on veut évoluer, il est normal, à un moment donné, que ces structures « sautent », pour laisser la place à autre chose, de nouvelles, d’une « qualité » supérieure. La peur est le signe que ces dites structures sont en train de vriller pour disparaître et laisser la place à d’autres.

Or, il me paraît que les circonstances de la vie qui peuvent nous faire peur, sont justement souvent des mises en scènes initiatiques, pour nous donner l’occasion de traverser ces peurs, et donc de permettre, dans la foulée, ces dites évolutions. La logique fonctionne dans les deux sens. Si c’est trop facile, cela veut dire peut-être qu’il n’y a pas d’évolution remarquable à prévoir, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Celui qui n’a jamais peur, c’est que rien n’a de valeur pour lui ! Dans les grands moments de la vie, les rencontres et les tournants importants, il est normal de ressentir de la peur.

Pour aller plus haut il faut d’abord aller en-deçà, dans ce qu’on ignore de soi-même. Beaucoup de personnes en thérapie bloquent à ce moment. Ce sont des choses un peu abstraites, peut-être, car pouvant prendre des manifestations concrètes très diverses.

Le Gardien du Seuil et les Trésors cachés

La peur, c’est le Gardien du Seuil. C’est le Cerbère qui garde le passage vers le monde des ressources cachées. Ça fait partie du jeu ! Si l’on doute trop, si l’on trésaille comme un oiseau tombé du nid, il nous mange !

Nous vivons un peu dans cette glorification de l’émotion immédiate. Il ne faut pas approfondir, la première impression qu’on a est forcément la bonne… Quelle philosophie étrange ! C’est vraiment le règne de la superficialité. On pense que parce qu’on a du feeling on est quelqu’un de particulièrement intuitif. Mais l’intuition, il me semble, c’est autre chose ! C’est justement voir au-delà de la première impression. Pour moi, c’est un peu une intelligence du ventre, ça se travaille. C’est percevoir la nature profonde des choses, qui n’est justement pas forcément visible à l’œil. Je ne pense connaître qu’assez peu de vrais intuitifs, à vrai dire…

Il ne s’agit pas non plus de se jeter systématiquement dans le danger… Mais comprendre quand la peur agit comme un Gardien du Seuil, avec ce qu’elle cache de l’autre côté…

J’espère avoir été assez clair sur mon message, sans faire de la psychologie facile. Ce n’est pas toujours facile de parler de sujets aussi abstraits… C’est pour cela qu’il existe des mythes, des légendes, pour exprimer ce genre de choses !

Les fausses vues spirituelles

Les fausses vues spirituelles

Je choisis d’écrire cet article non pas par envie de critiquer à droite ou à gauche, mais parce que c’est un sujet qui me paraît d’importance, et j’ai vu maintenant peut-être assez de choses qui m’ont heurtées à ce sujet pour en parler.

C’est plus pour alerter que dénigrer qui que ce soit.

À plusieurs endroits dans le Sutta Pittaka, qui constitue le recueil des enseignements authentiques du Bouddha historique (comme je me suis tout farci il y a déjà quelques années et que je n’ai pas les livres en ma possession, _ils sont à l’IEB de Paris où je n’habite plus_ j’ai un peu de peine pour le moment à retrouver les chapitres exacts), il est expliqué qu’un des plus hauts facteurs d’égarements, et qui concerne à plus forte raison les plus chevronnés dans la pratique d’une Voie spirituelle, est l’attachement aux « conceptions spirituelles diverses ».

C’est à dire qu’à un moment donné, si l’ on veut continuer à progresser, il faut justement abandonner toutes les conceptions qu’on s’est faites sur ce qu’on suppose être la spiritualité. Tous les grands mots un peu insipides, les classifications, les représentations justement qu’on peut se faire de l’Éveil… C’est ce qu’il y a de plus difficile, peut-être, à lâcher. Car que reste-t-il alors ? La réalité qui nous entoure, simple, qu’on a souvent de la peine à tolérer, mais qui parfois, justement, peut être pleine d’esprit, là où on ne l’attend pas.

« Le Royaume de Dieu est sous les pierres ». « Le Royaume de Dieu est semblable au levain… » Dans le christianisme, il y a pas mal de phrases comme ça, qui expriment que le spirituel n’est pas dissocié des choses réelles, matérielles… Dans le Zen on parle beaucoup de ça également. Souvent le disciple pose au Maître une question un peu trop abstraite et compliquée, et le Maître lui parle de la réalité simple ; ça peut aller jusqu’au coup de bâton sur la tête.

Ce sujet me semble important car j’ai vu beaucoup de personnes s’égarer dans ce sens, s’isoler dans une bulle de conceptions spirituelles fausses, envers et contre tout ce que la réalité pouvait leur envoyer comme signal.

Quelques exemples

Je vais citer quelques cas précis de personnes, sans donner les noms ni trop de détails bien sûr, dans le but de bien faire comprendre ce que je veux dire :

_J’avais un ami qui méditait pas mal et prétendait pratiquer un yoga méditatif spécial, le yoga des « quatre Dhyanas », yoga que pratiquait le Bouddha historique avant de devenir Bouddha. Pour lui, rien n’avait d’importance, tout était « absolument parfait ». Il avait parfois des crises de folie alcoolisées la nuit où ses comportements devenaient assez gênants et préoccupants; il était à plusieurs milliers d’euros de découvert sur son compte… Mais « tout étant parfait », il ne se préoccupait guère de tout cela. Je lui proposai un jour de faire, pour voir, un soin sur lui (je commençais à pratiquer en amateur à l’époque). Ne serait-ce que pour en savoir un peu plus sur la cause de ces moments de dissociation et d’inconscience qu’il subissait de temps à autre. Il me répondit que ce n’était pas la peine, « que tout était cool ».

Par contre il pouvait être très pénible sur des détails quant aux autres : lorsqu’on faisait la cuisine avec lui, il fallait la faire comme ci et pas comme ça… Un jour que nous sommes allés à la plage, j’ai nagé assez loin, comme j’aime bien le faire depuis gamin, et il m’a fait la morale pendant une demi-heure ensuite. En fait les choses ne devaient pas sortir du champ de sa conscience la plus immédiate, de ses habitudes, comme limitée à un genre de jardin d’enfants. Ces contradictions furent poussées à un tel niveau qu’il mit fin à ses jours quelques mois plus tard.

À mon sens, il y a avait ici une conception dégradée des doctrines dites de l’advaita vedanta, (la philosophie de Gandhi, accessoirement), considérant toute chose comme unie aux autres au travers d’un grand Tout harmonieux, le négatif uni au positif, et rien qui n’ait pas sa place dans ce monde, tel quel.

Cette pensée poussée à l’extrême fait considérer que tout est parfait, qu’il n’y a donc rien à changer à quoi que ce soit. C’est peut-être vrai du point de vue de l’Absolu, quand on place sa conscience à un niveau très élevé. Mais pas d’un point de vue plus relatif, plus quotidien. Il faut quand même régler les problèmes, avant qu’ils ne nous règlent nous-même. La question des points de vue est très importante : ce qui est vrai d’un point de vue peut très bien ne pas l’être d’un autre. On est là dans la pure logique indienne. (Nagarjuna, est personnage du bouddhisme indien, a beaucoup développé cette conception des points de vue).

Le Bouddha initialement nous dit que le but de l’existence est de sortir de la souffrance, justement, donc de mettre fin aux situations qui la génère, cette souffrance, à travers l’existence. Pas de rester à macérer dans sa propre inconséquence, pendant que tout s’effondre autour…

J’ai connu d’autres camarades de pratiques qui ont mit fin à leurs jours, un peu pour les mêmes raisons, voilà pourquoi c’est un sujet qui ne me semble pas secondaire.

_Une personne est venue me voir une fois, qui suivait une pratique spirituelle depuis des années, dans laquelle, (enfin c’était ses propos), on distingue des êtres dits « réalisés » des autres. « Un tel est un être réalisé, un autre est un être réalisé… » Alors moi quand j’entends ça, en général, j’ai plutôt envie de partir en courant… Je me suis toujours méfié de toutes ces classifications ridicules. De toutes les personnes que j’ai pu admirées dans ma vie, je n’en ai connu aucune n’ayant plus aucun travail à faire en elle-même… D’ailleurs qui peut dire d’un tel ou d’un autre qu’il est un être « réalisé » ou pas ? Qui a suffisamment de hauteur pour pouvoir le dire ?

Gautama, le Bouddha indien historique, après son Éveil, n’avait, semble-t-il, pas tout réglé : il insulta son cousin Devadatta, le traitant de « crachat » et de « cadavre »… Plus tard il eut régulièrement des douleurs de dos, à tel point qu’il ne pouvait enseigner parfois, et demandait à son secrétaire Ananda de le faire à sa place.

Aux niveau des énergies, cette personne donc était totalement « atrophiée » en bas du corps. Normalement, dans les corps subtils, on peut voir comme des genres de racines de feu sortir des jambes et des pieds de la personne. Ici, rien du tout. Elle avait « décollé » de la réalité. Bien évidemment, le soin ne lui a pas fait grand chose, puisque ce genre de personne est en général complètement déconnecté de ses propres sensations. De plus, les conseils que je lui prodiguai, de revenir à une spiritualité plus physique, plus enracinée dans la vie concrète, furent comme de l’eau dans un seau percé.

Ce sont les personnes qui me posent le plus de problèmes en consultation : celles qui suivent une Voie spirituelle mais qui n’acceptent d’être aidées que dans la mesure où ça ne contredit pas leurs conceptions et les idées qu’elles se font du monde subtil, que ça ne sorte pas de leur pré carré. Elle sont en général extrêmement difficiles à aider, voire impossibles.

_Un jour, j’étais à un genre de déjeuner-rencontre de thérapeutes dans un petit village. Une des personnes présentes, l’organisatrice, disons, discutant avec une autre, parlait de telle ou telle personne non présente en disant : « Alors celui-ci il est dans la 5D, celui-là non… » etc. Elle distribuait des bons points de spiritualité à distance. Bien évidemment, il y avait derrière cela le désir de prendre l’ascendant sur nous.

Car bien sûr, les milieux dits « spirituels » ne diffèrent pas des autres. Il y a les mêmes jalousies, les mêmes besoin d’avoir, pour certains, leur petite cour, et de détruire ceux qui pourraient représenter une gêne à cela… L’habillement n’est pas le même, simplement.

Ma conclusion

Je pars du principe qu’il y a un grand nombre de traditions spirituelles différentes qui contiennent toutes une véritable sagesse, en cela je pense qu’il ne faut pas être trop fermé dès le départ. Mais, à mon sens, toute spiritualité peut avoir sa version dégradée, illusoire, éloignée de sa racine. Soit chez un individu isolé s’y créant comme un refuge précaire, soit chez quelqu’un ayant le désir de soumettre à sa volonté d’autres personnes…

Comment, à mon sens, reconnaître une spiritualité mensongère, par rapport à une authentique ? En ceci que la version mensongère nous éloigne de la réalité physique et concrète. Une bonne spiritualité doit nous aider à nous incarner dans ce monde, aussi difficile soit-il. À y créer notre place et à tirer le meilleur de nous-même. L’être humain est comme un arbre, si ses racines ne sont pas bien déployées dans la réalité, il ne peut rien donner qui n’ait de valeur réelle.

Canaliser

Canaliser

Nous avons tous eu, à un moment ou à un autre de notre vie, en particulier dans des moments « clés », le sentiment qu’une force invisible nous épaulait, de provenance inconnue ; comme quelque chose qui nous dirait « c’est bon, tu es sur la bonne Voie, tu es sur le bon parcours… » avec souvent cette sensation physique d’apaisement total et soudain.

Ou bien d’être poussés dans une direction ou une autre, comme si un vent, un flux, un courant invisible nous traversait et nous entraînait avec lui, comme ouvrant une porte secrète dans le paysage de notre destin.

Quand j’étais adolescent je ressentais très souvent ce genre de chose, sans me poser la question de s’il y avait ou non des êtres réels derrière cela, des consciences, et sans savoir pourquoi ni à quels desseins ils m’auraient entraîné dans telle ou telle direction.

Une coutume des moines chrétiens du premier millénaire, l’immram (du gaélique, signifiant « voyage »), était de partir à l’aventure, en navire ou à pied, pour prêcher l’Évangile, sans plan de voyage, en se laissant guider par la divine providence…

En ayant eu pendant des années une pratique spirituelle régulière (comme c’est toujours le cas aujourd’hui), ces sensations se sont pour ma part assez intensifiées, jusqu’à ce que j’apprenne à, disons, « maîtriser la chose », à comprendre un peu mieux le sens de tout ça.

Qu’est-ce à dire ?

Pour ma part je pense qu’il existe bel et bien des consciences qui nous sont supérieures, auxquelles on aurait la possibilité, de temps à autres, de se relier. Mais, justement, par définition, puisque ce sont des consciences supérieures, on ne ne peut pas prétendre, avec notre esprit à nous, les comprendre complètement, les englober.

De plus, elles ne dépendraient pas totalement de notre espace-temps, étant à la fois partout et nulle part, à la fois hors du temps et se manifestant à nous à des moments précis. D’ailleurs, lorsque nous éprouvons ce sentiment d’une force invisible et bienveillante près de nous, n’avons-nous pas en même temps le sentiment d’exister au-delà du temps ?

Aujourd’hui en Occident, tout est fait pour ringardiser ce genre de choses, pourtant lorsqu’on voyage un peu, on se rend compte que cela est souvent naturellement présent dans les cultures populaires.

Quelles sont ses présences ? Des Anges gardiens pour certains, des ancêtres bienveillants pour d’autres, des esprits de la nature ? Pour moi, ça, c’est la vraie spiritualité, ce sont les vraies questions à se poser. On est pas dans la spiritualité mielleuse de phrases qui ne veulent rien dire et qu’on partage sur FB pour se faire plaisir.

Une connaissance à moi pense que depuis l’enfance, des forces très puissantes l’entraînent à dessein dans des situations très compliquées voire dangereuses, afin de lui enseigner des choses. Quelles sont ces forces, à quoi sont-elles reliées, quel est le sens et le but de tout ça ?

Parfois, semble-t-il, elles peuvent agir sur la matière, allant jusqu’à nous sauver la vie. Pierre Jovanovic en parle très bien dans son Enquête sur l’Existence des Anges gardiens. Il y a chez mes aïeux plusieurs anecdotes d’ordre similaire.

Plus concrètement, je pense qu’on peut se mettre intentionnellement en relation avec ces consciences. D’abord, il faut se mettre dans les meilleures dispositions possibles de calme et de recueillement. On peut aller dans un lieu particulier qui le permet, une église, ou ce qu’on veut, et laisser un peu décanter son esprit, lâcher autant que possible ses préoccupations. Avoir une bonne respiration est aussi très important pour cela, ça permet d’aller dans un mode beaucoup plus intuitif. À un moment donné, et ce n’est pas forcément au moment précis où on le souhaite, il peut y avoir un contact.

Cela peut être un halo lumineux, une sensation de chaleur… Il peut y avoir beaucoup de possibilités, en fonction de sa propre sensibilité. On dit que pour reconnaître si c’est ou non une imagination, il faut voir si le cœur réagit. Je pense que c’est vrai: quand c’est bien un contact, il y a bien une sensation d’ouverture du cœur.

On parle beaucoup d’ouverture du cœur, mais pour moi ça reste un organe, un Chakra assez autonome… On ne peut pas le contraindre à s’ouvrir, par définition. Il réagit au contexte, aux conditions. Si les conditions lui plaisent, il s’ouvre, c’est comme ça. Or, quand on est réellement en contact avec une présence invisible, le sentiment d’ouverture du cœur peut être tellement fort (en tout cas pour moi) que je pense que ce ne peut pas être induit par l’imagination.

Après on peut, disons, développer une communication plus « détaillée » avec ces consciences, on peut dialoguer avec.

Je peux donner quelques conseils quant à la façon d’établir une communication quotidienne, mais au final il convient à chacun de trouver ses propres méthodes.

La Nature ou le grand Atelier des transformations

La Nature ou le grand Atelier des transformations

J’avais écrit un article sur les Elementaux où j’expliquais un peu comment ils interagissent avec nous. En fait, pour moi, ils sont partout, dans le moindre brin d’herbe, ils font que les plantes poussent, que tout bouge et se transforme, comme des ouvriers incessants. Ils sont la partie non visible et dynamique de la Nature.

En fait, il y a des courants d’énergie partout, sous le sol, au dessus, au travers des arbres… C’est pour cela que je conseille aux personnes que j’accompagne d’aller s’ils le peuvent randonner au moins deux fois par mois, c’est tout simple mais c’est tout de même assez important. La nature se charge sans problème des charges émotionnelles négatives accumulées, elle a suffisamment d’espace et d’énergie pour cela. Il y a des personnes qui pensent qu’il faut éviter de la « polluer » avec ses mauvaises énergies mais c’est grandement la sous-estimer. Les courants qui la traversent sont si forts et si puissants qu’elle n’en fait pour ainsi dire qu’une bouchée.

Par exemple, au bout de 3 heures de marche, on peut sentir des tensions dans le bas du corps se déliter petit à petit, comme de la vieille pierre qui s’effrite, et sombrer, être avalée dans le sol.

Ou lorsqu’on passe près d’un cours d’eau on peut sentir comme de la crasse sortir du fond de ses muscles et partir dans un courant bleuté.

Parfois on a mal, on sent des douleurs inexpliquées aux articulations, c’est toute cette inflammation logée en nous, nos conflits, qui sortent.

Les arbres absorbent les miasmes énergétiques et les projettent vers le ciel en les purifiant, l’énergie pulsant à travers de bas en haut. On peut même sentir parfois comme des pulsations, traversant la terre et les arbres, une circulation sanguine tellurienne : Poum, poum… PAF; Poum, poum… PAF…

Dans chaque montagne, ou même petit mont rocheux, il y a comme une vague de puissance qui peut nous porter si on le souhaite, nous aider à marcher.

C’est cela le vrai chamanisme, peut importe pour moi la tradition ou pays d’origine. Évidemment il faut beaucoup travailler sur soi pour percevoir ce genre de choses, facilement des milliers d’heures.

Cela d’ailleurs à mon sens n’est pas totalement en désaccord avec une doctrine religieuse (je m’adresse surtout à mes amis cathos tradis) particulière, prônant un Dieu unique et l’entremise d’un prophète ou même d’un rédempteur.

C’est d’ailleurs ça le sens d’un pèlerinage, on pèle, on perd ses peaux, toutes les choses en nous qui nous séparent de cette Vérité totale dont parle Jésus, tombent. Les gens trop séparés de la nature s’affaiblissent assez vite et génèrent en eux une perception du monde erronée, sans racine, édulcorée.

Je ne dis pas qu’il faille l’idéaliser, cela c’est pire que tout, à mon sens, lui enlever sa violence et son côté un peu abrupte, c’est se séparer d’une partie de soi tellement importante, non. Elle est abrupte parce qu’elle est la représentation du Réel dans sa totalité, à la fois sublime et terrible. En cela c’est dans l’ordre des choses qu’elle soit intelligemment maîtrisée par l’homme.

Même dans ses aspects les plus sombres elle incarne l’esprit de Dieu, elle est ce qu’elle est.

Même au fond des grottes on trouve des Elementaux, des êtres aux énergies particulières, qui ont je pense des vertus thérapeutiques si l’on sait correctement interagir avec eux.